
Une vaste révolte antiautoritaire
Mai 68, désignent une période durant laquelle se déroulent, en France, des manifestations étudiantes, ainsi que des grèves générales et sauvages.
Ces événements, enclenchés par une révolte de la jeunesse étudiante à Paris, puis gagnant le monde ouvrier et la plupart des catégories de population sur l'ensemble du territoire, constituent le plus important mouvement social de l'histoire de France du XXe siècle.
Il est caractérisé par une vaste révolte spontanée antiautoritaire (« ici et maintenant »), de nature à la fois culturelle, sociale et politique, dirigée contre le capitalisme, le consumérisme, l'impérialisme américain et, plus immédiatement, contre le pouvoir gaulliste en place.
Les événements de mai-juin provoquent la mort d'au moins sept personnes1 et des centaines de blessés graves dans les affrontements, aussi bien du côté des manifestants que des forces de l'ordre.
Avec le recul des années, les événements de mai-juin 1968 apparaissent comme une rupture fondamentale dans l'histoire de la société française, matérialisant une remise en cause des institutions traditionnelles.
Slogans politiques et sociaux généraux (par ordre alphabétique):
« Ceux qui font les révolutions à moitié ne font que se creuser un tombeau »
(Citation de Louis Antoine de Saint-Just).
« Chacun est libre d'être libre »
« Cours, Camarade, le vieux monde est derrière toi ! »
« Élections, piège à cons »
« Exagérer, c'est commencer d'exister »
« Imagine »
« Il est interdit d'interdire »
(Initialement aphorisme autoréférentiel lancé par le fantaisiste Jean Yanne, puis repris comme slogan79).
« Jouissez sans entraves »
« Le rêve est réalité »
« La barricade ferme la rue mais ouvre la voie »
« La beauté est dans la rue »
« La liberté est le crime qui contient tous les crimes. C'est notre arme absolue ! »
« Le patron a besoin de toi, tu n'as pas besoin de lui »
« Les frontières, on s'en fout »
« Les libertés ne se donnent pas, elles se prennent »
« Les motions tuent l'émotion »
« Les murs ont la parole »
« Les murs ont des oreilles. Vos oreilles ont des murs. »
« L'ennui est contre-révolutionnaire »
« L'été sera chaud ! »
« L'imagination prend le pouvoir ! »
« Même si Dieu existait, il faudrait le supprimer »
(Repris de Mikhaïl Bakounine).
« Ne changeons pas d'employeur, changeons l'emploi de la vie »
« Nous ne voulons pas d'un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de mourir d'ennui »
« Nous sommes tous des Juifs allemands »
(À l'occasion du retour à la Sorbonne de Daniel Cohn-Bendit, décliné également en affiche « Nous sommes tous des Juifs et des Allemands » puis, après débats, « Nous sommes tous indésirables »).
« ORTF : La police vous parle tous les soirs à 20 heures. »
« On achète ton bonheur. Vole-le. »
« Penser ensemble non, pousser ensemble oui »
« Pour vos vacances, n'allez pas en Grèce : vous y êtes déjà. »
(Allusion à la dictature des colonels).
« Prenez vos désirs pour des réalités »
« Prenez vos désirs pour la réalité »
« Presse : ne pas avaler » (sur une bouteille de poison).
« Retour à la normale… »
« Si besoin était de recourir à la force, ne restez pas au milieu »
« Si vous continuez à faire chier le monde, le monde va répliquer énergiquement »
« Sous les pavés, la plage ! »
(Au moment de l'édification des barricades, on avait retrouvé sous le macadam l'ancien pavement de Paris, et sous les pavés — immédiatement utilisés de la façon que l'on devine — le lit de sable sur lequel ils étaient posés.
« Soyez réalistes, demandez l'impossible »
« Tout enseignant est enseigné. Tout enseigné est enseignant. »
« Travailleur : tu as 25 ans mais ton syndicat est de l'autre siècle. »
« Une société qui abolit toute aventure, fait de l'abolition de cette société la seule aventure possible »
« Un rien peut être un tout, il faut savoir le voir et parfois s'en contenter »
« Veuillez laisser le parti communiste aussi net en sortant que vous voudriez le trouver en y entrant »
« Vivre sans temps mort et jouir sans entrave »
Ces événements, enclenchés par une révolte de la jeunesse étudiante à Paris, puis gagnant le monde ouvrier et la plupart des catégories de population sur l'ensemble du territoire, constituent le plus important mouvement social de l'histoire de France du XXe siècle.
Il est caractérisé par une vaste révolte spontanée antiautoritaire (« ici et maintenant »), de nature à la fois culturelle, sociale et politique, dirigée contre le capitalisme, le consumérisme, l'impérialisme américain et, plus immédiatement, contre le pouvoir gaulliste en place.
Les événements de mai-juin provoquent la mort d'au moins sept personnes1 et des centaines de blessés graves dans les affrontements, aussi bien du côté des manifestants que des forces de l'ordre.
Avec le recul des années, les événements de mai-juin 1968 apparaissent comme une rupture fondamentale dans l'histoire de la société française, matérialisant une remise en cause des institutions traditionnelles.
Slogans politiques et sociaux généraux (par ordre alphabétique):
« Ceux qui font les révolutions à moitié ne font que se creuser un tombeau »
(Citation de Louis Antoine de Saint-Just).
« Chacun est libre d'être libre »
« Cours, Camarade, le vieux monde est derrière toi ! »
« Élections, piège à cons »
« Exagérer, c'est commencer d'exister »
« Imagine »
« Il est interdit d'interdire »
(Initialement aphorisme autoréférentiel lancé par le fantaisiste Jean Yanne, puis repris comme slogan79).
« Jouissez sans entraves »
« Le rêve est réalité »
« La barricade ferme la rue mais ouvre la voie »
« La beauté est dans la rue »
« La liberté est le crime qui contient tous les crimes. C'est notre arme absolue ! »
« Le patron a besoin de toi, tu n'as pas besoin de lui »
« Les frontières, on s'en fout »
« Les libertés ne se donnent pas, elles se prennent »
« Les motions tuent l'émotion »
« Les murs ont la parole »
« Les murs ont des oreilles. Vos oreilles ont des murs. »
« L'ennui est contre-révolutionnaire »
« L'été sera chaud ! »
« L'imagination prend le pouvoir ! »
« Même si Dieu existait, il faudrait le supprimer »
(Repris de Mikhaïl Bakounine).
« Ne changeons pas d'employeur, changeons l'emploi de la vie »
« Nous ne voulons pas d'un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de mourir d'ennui »
« Nous sommes tous des Juifs allemands »
(À l'occasion du retour à la Sorbonne de Daniel Cohn-Bendit, décliné également en affiche « Nous sommes tous des Juifs et des Allemands » puis, après débats, « Nous sommes tous indésirables »).
« ORTF : La police vous parle tous les soirs à 20 heures. »
« On achète ton bonheur. Vole-le. »
« Penser ensemble non, pousser ensemble oui »
« Pour vos vacances, n'allez pas en Grèce : vous y êtes déjà. »
(Allusion à la dictature des colonels).
« Prenez vos désirs pour des réalités »
« Prenez vos désirs pour la réalité »
« Presse : ne pas avaler » (sur une bouteille de poison).
« Retour à la normale… »
« Si besoin était de recourir à la force, ne restez pas au milieu »
« Si vous continuez à faire chier le monde, le monde va répliquer énergiquement »
« Sous les pavés, la plage ! »
(Au moment de l'édification des barricades, on avait retrouvé sous le macadam l'ancien pavement de Paris, et sous les pavés — immédiatement utilisés de la façon que l'on devine — le lit de sable sur lequel ils étaient posés.
« Soyez réalistes, demandez l'impossible »
« Tout enseignant est enseigné. Tout enseigné est enseignant. »
« Travailleur : tu as 25 ans mais ton syndicat est de l'autre siècle. »
« Une société qui abolit toute aventure, fait de l'abolition de cette société la seule aventure possible »
« Un rien peut être un tout, il faut savoir le voir et parfois s'en contenter »
« Veuillez laisser le parti communiste aussi net en sortant que vous voudriez le trouver en y entrant »
« Vivre sans temps mort et jouir sans entrave »
A propos de Mai 68