
Rebâtir une société nouvelle sur les places publiques
Nuit debout est un ensemble de manifestations sur des places publiques, principalement en France, ayant commencé le 31 mars 2016 à la suite d'une manifestation contre la loi Travail.
Ce mouvement social est pluriel et cherche à construire une « convergence des luttes ». Sa revendication initiale, le refus de la loi Travail, s'élargit à une contestation plus globale des institutions politiques et du système économique.
Sans leader ni porte-parole, Nuit debout est organisé en commissions et les prises de décisions se font par consensus lors d'assemblées générales, suivant les principes de la démocratie directe.
ORGANISATION INTERNE
Même si quelques figures se distinguent, les participants ne veulent pas de leader. Ils tiennent des assemblées générales où toutes les décisions sont votées selon le principe de la démocratie directe. Une gestuelle se met en place pour permettre à l'assemblée de réagir aux prises de paroles (agiter les mains en l'air pour approuver, bras croisés en l'air pour s'opposer et proposer autre chose...). Certaines assemblées générales du mouvement sont traduites simultanément en langue des signes.
Les participants s'organisent en groupes appelés « commissions » pour aborder des sujets précis (commissions thématiques : économie, féminisme, etc.), et pour permettre le bon fonctionnement de la manifestation (commissions structurelles : accueil, infirmerie, etc.).
Nuit debout se méfie des médias traditionnels, et communique grâce à ses propres moyens. Dès la quatrième nuit de mobilisation, les manifestants de la place de la République à Paris ont trouvé un relais important sur Periscope, l'application de partage en direct de vidéos. Au plus fort de l'audience, 80 000 personnes ont suivi les événements. Une « Radio debout » et une « TVDebout » sont ensuite mises en place.
Décentralisé, le mouvement organise et recense ses initiatives locales sur les réseaux sociaux et sur un wiki dédié. Des commissions numériques permettent la présence du mouvement sur internet.
SUJETS DEBATTUS
Divers sujets sont débattus, sans être nécessairement une revendication représentative de tous les participants. Par exemple :
- Politique économique et sociale (salaire à vie, revenu de base, assurance chômage, baisse des hauts revenus, plein emploi, etc.)
- Destruction globale de l'économie capitaliste
- Développement de l'agriculture biologique
- Meilleure reconnaissance des minorités (LGBT par exemple)
- Démocratie par tirage au sort
- Meilleur engagement de l'État pour l'enseignement scolaire, notamment en banlieue
- Féminisme (réunions mixtes et non mixtes)
- Accueil des réfugiés et régularisation des sans-papiers
- Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement
- Grève générale
Le mouvement s'étend sur une centaine de villes, certaines organisant des assemblées quotidiennes. L'affluence aux assemblées baisse à partir de fin mai 2016.
Ce mouvement social est pluriel et cherche à construire une « convergence des luttes ». Sa revendication initiale, le refus de la loi Travail, s'élargit à une contestation plus globale des institutions politiques et du système économique.
Sans leader ni porte-parole, Nuit debout est organisé en commissions et les prises de décisions se font par consensus lors d'assemblées générales, suivant les principes de la démocratie directe.
ORGANISATION INTERNE
Même si quelques figures se distinguent, les participants ne veulent pas de leader. Ils tiennent des assemblées générales où toutes les décisions sont votées selon le principe de la démocratie directe. Une gestuelle se met en place pour permettre à l'assemblée de réagir aux prises de paroles (agiter les mains en l'air pour approuver, bras croisés en l'air pour s'opposer et proposer autre chose...). Certaines assemblées générales du mouvement sont traduites simultanément en langue des signes.
Les participants s'organisent en groupes appelés « commissions » pour aborder des sujets précis (commissions thématiques : économie, féminisme, etc.), et pour permettre le bon fonctionnement de la manifestation (commissions structurelles : accueil, infirmerie, etc.).
Nuit debout se méfie des médias traditionnels, et communique grâce à ses propres moyens. Dès la quatrième nuit de mobilisation, les manifestants de la place de la République à Paris ont trouvé un relais important sur Periscope, l'application de partage en direct de vidéos. Au plus fort de l'audience, 80 000 personnes ont suivi les événements. Une « Radio debout » et une « TVDebout » sont ensuite mises en place.
Décentralisé, le mouvement organise et recense ses initiatives locales sur les réseaux sociaux et sur un wiki dédié. Des commissions numériques permettent la présence du mouvement sur internet.
SUJETS DEBATTUS
Divers sujets sont débattus, sans être nécessairement une revendication représentative de tous les participants. Par exemple :
- Politique économique et sociale (salaire à vie, revenu de base, assurance chômage, baisse des hauts revenus, plein emploi, etc.)
- Destruction globale de l'économie capitaliste
- Développement de l'agriculture biologique
- Meilleure reconnaissance des minorités (LGBT par exemple)
- Démocratie par tirage au sort
- Meilleur engagement de l'État pour l'enseignement scolaire, notamment en banlieue
- Féminisme (réunions mixtes et non mixtes)
- Accueil des réfugiés et régularisation des sans-papiers
- Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement
- Grève générale
Le mouvement s'étend sur une centaine de villes, certaines organisant des assemblées quotidiennes. L'affluence aux assemblées baisse à partir de fin mai 2016.
a propos de Nuit Debout